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Dans la période allant du XVième aux XXième siècles, les eaux Atlantiques mauritaniennes suscitaient les plus grandes convoitises européennes . Ces convoitises étaient purement stratégiques et commerciales . cet intérêt allait se confirmer dans le domaine de la pêche et du commerce de la gomme et devenir un prétexte pour les portugais, hollandais, espagnols, anglais et français d’installer des comptoirs sur le littoral mauritanien.

L’île d’Arguin fut découverte en 1443 par le portugais Nuno Tristao. Les pêcheurs portugais commencèrent peu après à fréquenter le cap Blanc ; ce fait détermina l’infant de Portugal, don Henri, à faire occuper l’île en 1448. Les  portugais, ont reconnu très vite la valeur de l’île pour son extraordinaire richesse ichtyologique et  pour  la  présence  d’une  source  d’eau douce. Un fort fut construit et terminé en 146I sous la direction du portugais Suero Mandez.
Les Portugais continuèrent la pêche dans ces parages et commencèrent à entrer en relation commerciale avec les Maures.
Les affaires du comptoir portugais ne furent pas brillantes, la décadence, commencée en 1530, s’accentua et devint complète quand les possessions portugaises tombèrent sous la domination des Espagnols. Ces derniers abandonnèrent complètement Arguin.
Les Hollandais, sans coup férir, s'emparèrent des constructions délaissées (1638), les reconstruisirent, creusèrent une citerne et élevèrent une citadelle nouvelle, beaucoup plus importante que l'ancienne. Bientôt Arguin devint le centre d'un grand commerce d'esclaves ainsi que de gommes, le tout échangé contre des chevaux, des cotonnades, des peignes, des miroirs, des couteaux.
Tentés par l'importance qu'avait prise Arguin, les Anglais s'en emparèrent en 1665. Vaincus l'année suivante par l'amiral Ruyter, ils durent rendre l'île à ses maîtres hollandais, qui, très aimés des tribus maures,reprirent de nouveau leur trafic avec elles, trafic qui atteignit bientôt un tel développement que le commerce de la colonie française du Sénégal en fut notablement diminué .
Pendant la guerre de Louis XIV avec la Hollande, cinq vaisseaux français vinrent en1678 croiser devant la baie d' Arguin ; à la suite d'un vigoureux assaut, la forteresse capitula, et l'île fut évacuée. Cette conquête est ratifiée par le traité de Nimègue (1685) qui concède à la Compagnie française des Indes ou du Sénégal toute la côte d’Afrique entre le cap Blanc et Sierra Leone.
Mais si les Français s'étaient emparés d'Arguin, c'était seulement pour en ruiner le commerce afin de relever celui de Saint-Louis du Sénégal. Bientôt, les caravanes qui venaient de l'intérieur, au lieu de se diriger sur Arguin, reprirent vers le nord le chemin du Tafilalet et du Ouad Noun ; tout commerce disparut, et la garnison, inutile, fut retirée du fort.
Au moment de la guerre qui suivit la Ligue d'iugsbourg, les Hollandais reparurent avec quelques vaisseaux et, aidés des Maures, reprirent 1 île dix ans après l'avoir évacuée. Ils remirent en état la citadelle et les comptoirs, recommencèrent leur trafic.
Le commerce y devient de nouveau extrêmement actif, ce qui conduit peu à peu à la ruine la Compagnie française du Sénégal. C’est le directeur de celle-ci, André Bruë, qui obtient qu’une expédition vienne chasser les Hollandais, en 1721.
Mais les Hollandais, ne voulant pas renoncer à leur fructueux trafic, allèrent s'installer sur la côte, à quelque distance, en un point appelé Marsa par les Maures et qu'on nomma Portendik, dans une petite baie protégée de bancs de sable et constituant la seule place possible pour établir un port sur toute la côte. Ils y bâtirent un fort en bois et, l'année suivante, l'ancien gouverneur d'Arguin allait de là reprendre l'île.
Des vaisseaux de France ramenés par le directeur  Brué, revinrent croiser devant les deux comptoirs. Portendik se rendit, mais abandonné presque aussitôt par les français qui s'embarquent avec la garnison, après avoir démoli le fort.
Les Hollandais ne tardent pas à revenir et remettent tout en état afin de pouvoir continuer à concurrencer le commerce des gommes dont la colonie du Sénégal détenait à peu près le monopole.
L'obstination de Brué amena l'année suivante une expédition nouvelle où M. de Salverl s'empara d'Arguin et de Portendik, que le traité de La Haye concéda définitivement aux français en 1727. Mais, sous les successeurs de Brué, la Compagnie porta de nouveau tout le commerce sur Saint- Louis, et le fort d'Arguin, abandonné, fut rasé.
Lorsque, pendant la guerre de Sept ans, les Anglais s'emparèrent de Saint-Louis, Arguin et Portendik tombèrent aussi entre leurs mains. Le traité de Versailles rendit l'île aux français. Il n'en fut pas de même de Portendik qui, demeuré aux mains des Anglais, devint le centre d'un commerce de gommes si important que, pour éviter la ruine complète de Saint-Louis, la France fut obligée de leur racheter le monopole de ce produit par le don de la factorerie d'Albreda, sur la Gambie.
Pendant la Révolution, les Anglais reprirent l’île ; les traités de 1817 la rendirent de nouveau aux français.
Après le départ des Anglais de Portendik, le mouvement commercial sur la côte fut définitivement arrêté.Le Banc d'Arguin ne retient plus alors l'attention que par les naufrages qu'il peut provoquer : le 2 juillet 1816, la frégate la méduse qui utilisait des cartes de 1753, dont les erreurs pouvaient atteindre une centaine de kilomètres, vint s'échouer dans quatre à cinq mètres d'eau, à 50 km de la côte et, pour comble de malchance à marée haute.
146 hommes (et une femme) se réfugient sur un affreux radeau flottant entre deux eaux, et à bord duquel il n'y avait ni vivres ni eau douce. La renommée sinistre qui s'ensuivit devait pour longtemps éloigner les navigateurs de cette côte, inhospitalière.
En 1859, le général Faidherbe, étant gouverneur du Sénégal, songea à rétablir la fortune d'Arguin. Il chargea le lieutenant Aube et le capitaine du génie Fulcrand, d'aller étudier l’île, ainsi que la baie toute proche du Lévrier. Leur conclusion fut qu'il fallait renoncer à l'idée de restaurer Arguin, dont l'accès devenait de plus en plus difficile, même aux vaisseaux de moyen tonnage, et créer plutôt des installations nouvelles au Cap Blanc. Aucune suite pratique ne fut donnée à cette mission.
En 1869, dans ces mêmes baies, mission hydrographique des lieutenants de vaisseau Blanc et Clément que suivent, toujours dans le but de déterminer le point favorable pour l'emplacement d'un établissement nouveau sur la côte, au nord de Saint-Louis, la mission Aubert en 1885, la mission Raffenel en 1886, qui écrit que «la baie de Cansado offre un port si parfait que je ne doute pas de son avenir»,  sans parler de l'essai malheureux de la société marseillaise « la Marée des deux Mondes » qui, en 1877, fondait à Arguin des établissements pour le transport en Europe du poisson frigorifié.
Dés leur arrivée à Arguin, les  portugais  ont installé des entrepôts pour y asseoir une importante industrie des pêches dont le produit est revendu  dans  les métropoles  sous  forme  de  poisson  sec  ou d’huile  d’éclairage. Ils versaient une  redevance  en nature  du  cinquième  de  leurs  prises  aux  pêcheurs  locaux (Imragueuns). L’existence  de  salines  sur  cette  région côtière  pouvait  permettre  à  la  fois  des  exportations  de  sel  et  le  traitement  sur place du poisson.
cette  activité  sur  cette  façade  atlantique  largement accréditée  par  l’idée  de  l’abondance  de  la morue  ne tarda pas à intéresser d’autres nations européennes, en particulier les  espagnols, les  Français et les Hollandais.
Lorsque les hollandais ont occupé le port de Portendick,  les pêcheurs hollandais  y pêchaient des  veilles ou  grosses morues, qui atteignaient jusqu’à plus de deux quintaux.  Le  poisson  salé,  par  les  pêcheurs hollandais  était  échangé  très  loin  chez  certaines  populations  du Golfe  de  Guinée.  Les  hollandais  achètaient  le  sel  nécessaire  aux  commerçants maures ;Ils fournissaient également aux pêcheurs Imraguens des barques à voile  latine. Une pêcherie régulière de parques existait alors au Cap Blanc.
Les vendeurs de gomme et les acheteurs Européens se rencontraient dans des lieux particuliers à des périodes fixes de l'année (les escales), tout d'abord dans des  zones  d'ancrage  le  long  de  la  côte atlantique,  puis  le  long  du  fleuve Sénégal. Le commerce de la gomme fournissait  d’importants revenus à la population locale et une source économique aux émirats du Trarza, du Brakna et du Tagant. En effet Ceux-ci  imposaient aux acheteurs européens de  gomme des tributs (coutumes) sous la  forme de biens comme les vêtements de guinée,  les armes à feu, la poudre et les balles. Un  système  protocolaire  se développa autour de ces escales, comme, à titre d’exemple, le coup de canon obligatoire (al-enfâdh)  tiré par  les bateaux de commerce pour saluer l'arrivée de l'émir à l'escale.  Dans les escales du fleuve,  le protocole imposait que les commerçants  de  Saint-Louis  préparent  et  entretiennent  une  cabane  pour l'émir durant  la  saison  commerciale.

 

 

Références bibliographiques
DELCOURT  André, 1952. La  France  et les  établissements français au Sénégal entre 171.3 et 1763, Dakar, IFAN.
GRUVEL  A.,  et  A.  Bouyat  (1906). Les  pêcheries  de  la  côte  occidentale  d’Afrique. Paris, Aucrustir challanel, 1906.
KANE Elimane, Abou, Ibrahima :  Comportements Opportunistes et Négociations des Accords de Partenariat Pêche entre l’Union Européenne et les Organisations Régionales des Pêches d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (thèse de doctorat à l’ENSAR).
Raymond M. Taylor : l 'émirat pré-colonial et l'histoire contemporaine en Mauritanie: Traduit de l'anglais par Christophe de Beauvais
Docteur Hamahou Allah Ould Salem : Histoire de la Mauritanie